About / A propos

BIOGRAPHIE

Emilie Lapeyre est originaire des Hautes-Pyrénées. Les montagnes et leur verticalité, leur élévation vers le ciel et à la fois leur ancrage à la terre ont profondément nourri et façonné qui elle est.
Après des études de graphisme à l’Ecole Estienne à Paris, elle monte un projet artistique et part voyager pendant un an, mettant en place des ateliers d’arts plastiques dans des écoles de six pays du monde : Laos, Inde, Turquie, Pérou, Argentine et Burkina Faso. De retour, elle décide de repartir. Elle va vivre plusieurs années au Maroc, puis en Espagne.
Pendant des années elle est guidée par un désir profond de vagabonder, une nécessité du mouvement, un besoin vital de ce qu’elle nommait liberté, une peur de la structure figée.
A 40 ans, elle ressent la nécessité de créer du sens, de changer de direction, d’arrêter de chercher à l’extérieur et de commencer à regarder à l’intérieur.
Après des années à œuvrer en tant qu’illustratrice pour enfants, pour de très nombreux éditeurs en France et à l’étranger, elle ressent le besoin viscéral d’aller chercher un autre langage, une autre expression.
Elle rentre en France et sa pratique artistique personnelle commence à prendre forme.
Aujourd’hui, même si elle sait que les Pyrénées l’attendent, c’est à Lyon qu’elle vit.

DÉMARCHE ARTISTIQUE

Emilie Lapeyre développe une pratique plurielle mêlant laine, céramique, dessin contemporain et fresque.
La matière, abordée comme un espace d’ancrage, de transformation et de mémoire, occupe une place centrale dans son travail. Elle vient aux matériaux comme on revient à la source, chacun répondant à une nécessité particulière. La céramique fait écho à un besoin d’enracinement et de densité, profondément lié à la terre et au mouvement descendant. La laine, souvent issue des Pyrénées dont elle est originaire, est entrée dans son parcours par un besoin de douceur, de soin et de reconnexion à ses racines.
L’essence de son travail pourrait se résumer dans la figure du triangle : base, ancrage, équilibre et élévation. Recherche d’un lien entre la terre et le ciel, d’un espace harmonieux, d’un centre.
Des figures s’enracinent et s’élèvent : déités, oiseaux, fleurs, présences totémiques ou formes hybrides, traversés par un même mouvement bidirectionnel - prise de terre et ascension.
La symétrie et la géométrie jouent un rôle essentiel dans ses compositions. Elles apportent stabilité, structure, tension. Dans la nature, les formes géométriques sont partout; elles deviennent ici un langage permettant de relier les contraires : intérieur et extérieur, mouvement et immobilité, féminin et masculin, visible et invisible.
Nourri par ses voyages au long cours en Asie et en Amérique du sud, ainsi que par plusieurs années vécues au Maroc et en Espagne, son univers puise également dans les artisanats traditionnels, les arts vernaculaires et certaines iconographies ancestrales. Elle aime reconnaître dans ces formes symboliques quelque chose d’universel, une mémoire commune qui relie l’ensemble de l’humanité.
Son travail explore ainsi des espaces de passage, d’équilibre et de transformation, où les formes relient l’intime au collectif, le corps au symbole, le sensible au sacré.